04 juin 2009
Dernières lectures
Lu à la suite l'un de l'autre deux bouquins qui n'ont rien à voir l'un avec l'autre.
D'abord La cité des mots d'Alberto Manguel. Ne le dites à personne et j'ai tant de regrets de l'écrire: j'ai plus ou moins apprécié cette lecture. J'aime tant aimer Manguel! Toujours la même érudition, la même intelligence, mais avec un peu moins de magie il me semble. Bof! Je ne lui en veux pas du tout.
Publié chez Actes Sud/Leméac en 2009
Premières lignes: " Après les deux guerres mondiales du siècle dernier, l'exercice de la réunion et de la séparation des pays a donné naissance à deux tendances opposées."
Lu avec plaisir par contre Tu as beaucoup changé, Alison de Peter Straub. Si vous n'en avez pas marre des histoires
d'écrivains qui s'enferment dans une cabane au fond des bois pour affronter leurs démons intérieurs... Moi j'adore!
Publié au Livre de poche en 2008
Premières lignes:
"- L'hiver est déjà là, dit Alison.
- Quoi?
- L'hiver a commencé il y a un mois.
- Je ne comprends pas ce que tu veux dire.
- Quel jour sommes-nous?
- Le 21 juillet. Jeudi."
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20 mai 2009
L'anglais n'est pas une langue magique/Jacques Poulin
Arès l'exubérance de Lucia Extebarria, voilà que je termine le très sobre L'anglais n'est pas une langue magique de mon bien-aimé Jacques Poulin.
Le petit frère de Jack, le double romanesque de Poulin, est lecteur. Il lit, pour des inconnus sur demande, pour des proches aussi. Lecture thérapeutique. Les liens entre ces gens sont puissants, la communication, elle, est fragile, voire onirique. Poulin aurait-il inventé un genre nouveau: le polar poétique?
Le rêve ici se mêle à la réalité qui parfois le repousse, parfois l'intègre harmonieusement.
Ce petit livre de monsieur Poulin qui mêle petite et grande histoire est encore une fois dans sa simplicité, son honnêteté, dans sa pudeur, un moment de lecture si proche de l'humain.
Jacques Poulin ou le réconfort d'une tasse de chocolat chaud. C'est du pareil au même...sans les problèmes de glycémie!
Premières lignes: "Prenez moi, par exemple. Vous ne me connaissez pas du tout. Je descends à pied la rue Saint-Jean, vous êtes assis à la terrasse du Hobbit et vous ne me voyez même pas. Je suis le petit frère de Jack."
L'anglais n'est pas une langue magique de monsieur Jacques Poulin est publié chez Leméac/Actes Sud,2009
J'avais lu Poulin à Québec déjà, lire Poulin à Kamouraska, Québec c'est aussi tres bien!
00:03 Publié dans Bric-à brac littéraire | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : jacques poulin;littérature québécoise;l'anglais n'est pas une la
07 mai 2009
Triste nouvelle...
...Marilyn French, l'auteure du célèbre Toilettes pour femmes qui avait encouragé nos revendications féministes avec les Germaine Greer, Betty Friedan, Kate Millett et al. est décédée.
Je me souviendrai toujours du club de lecture que j'avais animé à la bibliothèque avec une soixantaine de participantes! Un beau moment dans l'histoire de mes animations. Je me rappelle aussi, pour la petite histoire, que quelques jours avant l'événement une femme d'un certain âge m'avait demandé où se déroulerait la parade de mode. (Toilettes pour femmes!) Quelles belles années tout de même!
00:04 Publié dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marilyn french; toilettes pour femmes
06 mai 2009
Magazine Science & Vie
Ce mois-ci, dans cette revue, j'ai le choix entre autres merveilles d'un article qui m'expliquera pourquoi les modèles conçus par les mathématiciens n'ont pas pu prédire la crise financière actuelle ou encore "On sait comment la plume vint aux dinosaures."
Va pour les plumes des dinos!
00:00 Publié dans Papier glacé ou recyclé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : science & vie; magazine scientifique
01 mai 2009
Lecture en cours
J'avais échappé jusqu'à maintenant et par négligence à l'enthousiasme des lecteurs aficionados de Lucia Etxebarria. Les premières pages de Un miracle en équilibre n'ont rien pour décevoir la nouvelle lectrice etxebarrienne que je vais peut-être devenir. Truculence, énergie, sensibilité lucide...
Une jeune auteure écrit pour sa petite fille née récemment. Elle ne peut traiter d'aucun autre sujet. La maternité l'emporte sur tout. Elle raconte son propre parcours de vie, tisse une mémoire pour sa fille. Ne connaît aucun truc de mère, s'interroge sur la féminité. Etxebarria drôle, moderne, inspirée.
Le récit semble loin des lieux communs parfois chers à ce thème, je continue donc l'aventure.
Premières lignes: "Ocytocine: L'ocytocine est une hormone liée aux modèles sexuels et aux comportements maternel et paternel. Elle est également associée à l'affectivité et à la tendresse. Certains la nomment "molécule de la monogamie""
Un miracle en équilibre publié chez 10/18 en 2007.
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27 avril 2009
Anansi boys / Neil Gaiman
Neil Gaiman, en plus de nous avoir offert l'histoire de Coraline adaptée récemment au cinéma, est l'auteur de American Gods commenté sur ce blogue l'an dernier et considéré à juste titre comme un livre culte ici et là sur le globe.
Encore cette fois, avec Anansi boys récit fantastique et d'humour, Gaiman nous livre un petit bouquin juste assez loufoque et farfelu pour prouver son originalité, mais également juste assez vraisemblable pour qu'on accepte sa proposition romanesque sans décrocher. Et pourtant, il est question ici de déesses, d'une sirène, d'escroqueurs de haut niveau, d'un homme scindé en deux entités fraternelles, d'une enquêtrice pas piquée des vers et de quelques autres énergumènes...
Pas une seconde d'ennui et le vent dans le toupet pour cette histoire abracadabrante du Gros Charlie, pas si gros que ça d'ailleurs! Une saga qui nous sort de la morosité économique et porcine du temps.
Alors Anansi boys pour le lecteur qui ne craint pas les univers éclatés, sorte de mythologie rock'n'roll à l'écriture par ailleurs plutôt sage, qui nous conduit bien au-delà des sentiers rabattus. À consommer sans modération.
Neil Gaiman signe ce roman paru chez J'ai lu en 2008.
Premières lignes:Tout commence, ainsi que la plupart des choses, par une chanson. Au commencement, après tout, étaient les paroles, et elles s'accompagnaient d'un air..."
00:00 Publié dans Bric-à brac littéraire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : neil gaiman;anansi boys; fantastique; humour
13 avril 2009
Seul le silence / R. J. Ellory
J'aurais aimé qu'un traducteur génial fasse une trouvaille non moins géniale avec le titre anglais A Quiet Belief in Angels. Mais c'est bien le seul mini reproche que je ferai à ce livre dont le titre est Seul le silence.
R.J. Ellory place son livre sous la protection de Truman Capote dans la dédicace qui ouvre le récit. On ne peut qu'être d'accord avec cette filiation tant l'histoire qui suit est splendide. Horrible et splendide comme l'était De sang froide de Capote. Cette fois nous sommes à Augusta Falls en Georgie au seuil de ce qui sera la Deuxième Guerre mondiale. Un jeune garçon, Joseph 12 ans, est lui aussi au seuil de quelque chose de terrible.
Le corps d'une petite fille est trouvé. Ce sera le premier d'une longue série qui bouleversera la vie de Joseph. Hanté jusqu'à l'âge adulte par les"fantômes" de ces enfants assassinés , Joseph est le narrateur de cette chronique meurtrière qu'il nous raconte rétrospectivement.
Pourquoi se retrouve-t-il constamment sur le chemin du tueur? Faut-il que tous les gens qu'il aime lui soient enlevés?
La littérature foisonne d'ouvrages qui retrace la perte de l'innocence des enfants. Il n'y a pas si longtemps je vous parlais d'ailleurs de Le mystère du lac qui s'attaquait au même thème. Seul le silence, avec son écriture magnifique et fluide, relève avec brio ce défi de la mémoire, de l'enfance, de l'impuissance à sauver ce qu'on désire protéger.
Seul le silence de R.J. Ellory a été publié en 2008 aux éditions Sonatine.
Premières lignes: Coups de feu, comme des os se cassant. New York: sa clameur infinie, ses rythmes mécaniques âpres et le martèlement des pas, staccato incessant; ses métros et cireurs de chaussures...
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