08 janvier 2009

Champagne / Monique Proulx

champagne.jpgComme la majorité de ses lecteurs, j'ai aimé le très beau Champagne de Monique Proulx. Je ne suis pas une adepte inconditionelle de la nature et les commentaires avaient beaucoup mis l'accent là-dessus. Or, la nature dans cette histoire n'est nullement bucolique mais rude, voire cruelle. Belle surprise. Une nature animale, organique qui grouille et ne se contente pas d'être contemplée.

De beaux personnages parfois âpres, parfois doux comme ce qui les enveloppe dans la sauvagerie, mais aussi dans l'accord, je serais tentée de dire, cosmique qu'ils connaissent. Développement durable, relations humaines écorchées, fulgurance des beautés et violences du monde qui nous entourent. Voilà une lecture qui habite les jours passés avec elle. Une recommandation, il va sans dire.

Premières lignes: "Lila Szach aimait les chemins qui montent. Tant de choses dans la vie, y compris la vie elle-même, ne font que descendre."

06 février 2007

Lecture en cours

medium_vlb.jpgJ'ai lu Victor-Lévy Beaulieu pour la première fois en lisant son Kerouac, j'ai lu aussi son Hugo et son Melville. Je lis en ce moment son James Joyce. J'insiste sur le pronom, VLB s'empare de son sujet biographique et le fait sien. Tout le monde le dit, moi aussi. C'est fascinant. Les rois d'Irlande deviennent des grands dieux des routes et la vie du plus grand écrivain du siècle dernier devient le contre-point de celle du narrateur.

Des soixante-huit livres qu'il a écrit en 35 ans, j'ai un peu honte de dire que je ne connais que le versant biographique. J'ai suivi aussi L'Héritage ce téléroman si original au moment de sa première télédiffusion.

VLB commence son livre sur Joyce en racontant les funérailles du père de la famille d'Abel, ce personnage fleuve qui le suit depuis des années. Abel est son double et tout un!

J'ai lu, pour le moment,  quelques deux cents pages des mille que comporte James Joyce, l'Irlande, le Québec, les mots. Deux cents BELLES pages mêlant l'histoire ancienne de l'Irlande, l'origine de ses conflits avec l'Angleterre, la scission du pays en deux. La famille d'Abel, la soumission aux religions, etc. Mais ...Joyce? Quelques pages pour le moment, ça viendra sans doute plus tard. Ce qui est magistral dans cet ouvrage c'est, entre autres, le souffle qui la porte, comme si l'écrivain écrivait au fil de la plume, sans effort une histoire gigantesque qui s'écoule de partout et emporte tout.

On a dit que ce livre était génial. Une choses est certaine, j'ai surtout beaucoup de bonheur à le retrouver chaque soir. Le plaisir de lire est tout entier dans cette oeuvre. Que demander de plus!

05 janvier 2007

Jour de p.p.p.

Aujourd'hui jour de p.p.p. (petite pluie plate), il semble bien que ce soit une journée parfaite pour se mettre au travail. Pas le travail officiel à la bibliothèque qui ne recommence que lundi... Lundi, déjà! Mais le travail à la maison. Les préparations d'animation . Commencer à penser aux activités du club de lecture des 9 à 12 ans. Avancer ma lecture de La fabrication de l'aube de Jean-François Beauchemin pour le club de lecture des adultes qui a lieu mardi prochain.medium_beauchemin.3.jpg

Ce livre qui se lit à petites doses est un récit qui raconte une renaissance. Bilan de jeunesse et reconstruction d'un être à partir de ce matériau. Écriture soignée, un peu trop à mon goût peut-être...Quelque chose dans ce livre me dérange, je ne saurais trop dire quoi, comme quelque chose de factice qui circule sous le récit enchanté du narrateur. Va savoir, il s'agit peut-être de ma vilaine méfiance qui se réveille. D'autres ne pensent pas du tout la même chose et ont pour le dire une plume bien meilleure que la mienne.

C'est aussi ce qu'il y a de bien avec le club de lecture, pouvoir constater que la lecture des autres est différente ou au contraire complice. Que ce qu'on avait pressenti ne l'avait été que par nous ou alors que ce sentiment confus qui ne voulait pas dire son nom est si bien nommé par un autre participant du groupe.

Alors, pour l'heure, allons fabriquer de l'aube avec Monsieur Beauchemin.

La fabrication de l'aube de Jean-François Beauchemin a été publié chez Québec Amérqiue et est en lice pour le prix des libraires.

Premières lignes: Un jour, je suis mort. C'était vers le milieu de l'été, le ciel était d'un bleu immaculé."

06 décembre 2006

Des chiffres...et des lettres

Le Devoir nous apprend ce matin que les distributeurs québécois de livres voient baisser leur chiffre d'affaires. On signale que ces mêmes distributeurs ont fait circuler 123 175 titres dont 19.5% étaient québécois. Les ventes globales par ces distributeurs sont de 17,2 millions d'exemplaires. Sur ce total 38,7% des ventes sont attribuées à des ouvrages québécois. "Le nombre d'exemplaires vendus par titre québécois est donc supérieur à celui de l'ensemble des livres."

Fausse impression lorsque nous croyons que les livres québécois ne se vendent pas? Ou alors c'est que des livres comme les biographies de vedettes (Dominique Michel par exemple ou Thérèse Dion), les livres de recettes genre anti-cancer, etc. font monter la moyenne? Ce serait intéressant de connaître les chiffres pour les ventes d' oeuvres littéraires.

S'il s'avérait que les québécois boudent leur littérature nationale (Nous sommes une nation ne l'oublions pas...) quelles en seraient les raisons d'après vous? Pourquoi choisir un roman étranger, ce que je fais très souvent, au lieu d'une fiction québécoise? Vous avez une opinion?

 

07 novembre 2006

En lice pour le Grand Prix du livre de Montréal

Vous les connaissez, vous les avez lus?

Hervé Bouchard / Parents et amis sont invités à y assister

Louis Hamelin / Sauvages

Andrée Laberge / La rivière du loup

René Lapierre / L'eau de Kiev

Sylvain Trudel / La mer de la Tranquillité

 

5 finalistes pour 200 propositions provenant des maisons d'édition.

Gagnant: le 13 novembre