16 février 2009

La délinquance d'une blogueuse

Je revois mes notes de lecture sur ce blogue et me rends compte que, de plus en plus, je fais une large place à mes lectures documentaires. C'est vrai j'aime beaucoup les essais, les ouvrages de psycho-pop, de recherche intérieure, de livres qui traitent des tendances du monde actuel, etc.

Mais je prends conscience également du fait que je ne fais pas mention de tous les livres que je lis. En effet, pourquoi n'ai-je pas commenté mes lectures de Je suis un écrivain japonais de Dany Lafferrière ou de Rouge péché d'Elizabeth George tous deux lus récemment? Pourquoi n'ai-je pas envie d'écrire quelques mots sur Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire que je verrai bientôt au cinéma sous le titre de Slumdog millionnaire? Ces  titres n'appellent pas nécessairement une intimité de lecture si forte que je veuille garder mes impressions pour moi ce qui pourrait très bien survenir pour une autre lecture davantage bouleversante.

Peut-être que je souhaite ainsi que toute lecture ne soit pas "productive" ne serve pas nécessairement à quelque chose. Le désir de sauvegarder un plaisir de lecture qui soit solitaire et gratuit. Oui surtout gratuit. Quand on travaille dans le milieu des livres, qu'on les manipule tous les jours, qu'on en lit quelques dizaines par année, qu'on en discute en clubs de lecture, peut-être a-t-on envie de préserver la lecture, de sauver quelques livres du commentaire. Pas nécessairement ceux qu'on a préférés, ni non plus ceux qui nous touchent particulièrement. Non plutôt quelques ouvrages au hasard des jours. Monsieur Daniel Pennac, on a le droit, non?