23 février 2009

Le dernier lecteur/ Ricardo Piglia

piglia.jpgJe termine ce petit livre sur les livres, sur la lecture que certains lecteurs plus ou moins célèbres en ont fait. Deux chapitres particulièrement intéressants. Le premier sur les polars, les vrais de vrais ceux qu'on appelle hard boiled et dont Raymond Chandler est un digne représentant. Piglia effleure le rôle des femmes, de l'argent dans l'oeuvre de Chandler et me donne le goût d'en sélectionner un pour un club de lecture à venir. Sur un air de navaja me semble particulèrement prometteur. On l'ajoute dans le petit carnet noir!

Le second chapitre ayant attiré mon attention s'intitule Ernesto Guevara, traces de lecture et brosse un portrait du Che sous son angle de lecteur. Ce passage nous apprend qu'au coeur des plus terribles guérillas, Guevara transportait dans son sac quelques bouquins alors que tous ses compagnons ne songeaient qu'à porter, au long de tous ces milles à parcourir, le strict nécessaire. Il faut croire que la lecture représente pour certains d'entre nous "le strict nécessaire". Viva la revolution!

Le dernier lecteur de Ricardo Piglia a été publié en 2008 chez Christian Bourgois.

Premières lignes: "On m'a plusieurs fois parlé de l'homme qui cache dans une maison du quartier de Flores la réplique d'une ville sur laquelle il travaille depuis des années."

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